img img

" " ǡ

  > . > Forum Franais

 
11-06-2019, 11:39 AM   : 1
.






Focus sur la problmatique du mal attribu Dieu


Focus sur la problmatique du mal attribu Dieu 1/2



Au Nom dAllah, le Trs Misricordieux, le Tout Misricordieux



Louange Allah, que Nous Louons, Lui qui nous demandons secours, et implorons le pardon. Nous cherchons refuge auprs de Lui contre le mal de nos mes, et nos mauvaises actions. Celui que Dieu guide, nul ne peut l'garer, et celui qu'il gare, nul ne peut le guider*!

J'atteste qu'il n'y a d'autre dieu digne dtre ador en dehors d'Allah, et que Mohammed est Son Serviteur et Son Messager*! QuAllah lui accorde Son Salut et ses Prires, ainsi qu' ses proches, et tous ses Compagnons*!



Voici la retranscription dun cours magistral que le Pr D. Slih ibn Abd el Azz e-Snd a donn dans le cadre du commentaire de louvrage classique aqda e-salaf wa ashb el hadth de lrudit Sbn. Il sagit plus prcisment dun extrait de la leon n 23 en date du 9 safar 1441 h qui dmle la problmatique sur lexistence du mal attribu Dieu. Le Shekh que Dieu le garde* nous dit donc*:



Ce thme nous entraine vers ltude dun autre sujet non moins important. Il incombe, selon moi, tous les tudiants en sciences religieuses et les prdicateurs de sy pencher srieusement, car il soulve une problmatique que les dtracteurs de la religion brandissent dans le but de dstabiliser les croyants. Baptise sous le nom de *problme du mal*, il est plus raisonnable, mes yeux, de percer labcs en mettant nu ne serait-ce que ses grandes lignes. Jai conscience, en effet, quil dstabilise de faon rcurrente nombre dtudiants qui apprhendent mal ses enjeux. Ce chapitre combien sensible les rend perplexes. Nous ne devons pas prendre la chose la lgre, car de fil en aiguille, nous nous retrouvons avec une multitude dindividus qui, hants par le doute, vacillent, voire abjurent leur foi, quAllah nous prserve*! Un examen exhaustif des arguments des athes nous amne au constat sans appel quils misent constamment sur cette carte dans leurs dbats qui les opposent aux croyants. Ils tiennent l une arme redoutable qui leur accorde souvent un ascendant face des ignorants. Daucun en conclut quils en font mme leur cheval de bataille mme dbranler des mes faibles dans la mesure o, souvent, celles-ci nont pas le bagage scientifique pour les immuniser contre ces frappes chirurgicales. Ltudiant donc le devoir de renforcer ses dfenses afin de repousser avec triomphe ces incursions incessantes.



Les athistes cherchent, en un mot, dmontrer que Dieu (I) nexiste pas cause de la prsence du mal. Ils partent du principe que le *mal* soppose avec la conception dun Dieu Omniscient, Omnipotent, et Bon. Grossirement, ce dernier serait, selon ce point de vue, dans lincapacit dempcher le mal. Ils en concluent quil est logiquement impossible que Dieu et le mal coexistent.

En rponse cette problmatique, nous disons que celle-ci mriterait de longs dveloppements desquels dcoule une varit de sous-thmes. Il faudrait plusieurs sances pour tous les lucider, mais nous nous contenterons ici de mettre le doigt sur les grandes lignes qui les sous-tendent afin den extraire des principes qui serviront de rfutation aux athistes. Jai lespoir, par la Grce de Dieu, que cette modeste contribution ramne la raison ces jeunes insouciants qui ont t mis en danger par leur propre curiosit et qui ont, malheureusement, expos leur foi des prils, ventuellement, incurables, quAllah nous prserve*! nous disons donc*:



1) Nous sommes daccord avec lide que le mal existe, mais nous ne concdons pas quil soit nuisible en tout point. Les malheurs en tout genre qui touchent les hommes revtent des biens considrables. En cela, il ne faut pas envisager le mal en lui-mme, mais sous langle des intrts innombrables qui en rsultent. Le Trs-Haut cre effectivement le mal, mais non pour lui-mme, mais pour les avantages quil rapporte. Le cas chant, ce nest plus un mal absolu, mais, en toute logique, un mal pour un bien. Certes, le mal existe, sauf quen regard des bienfaits quil engendre, ce nest plus un mal. Par exemple, leau, qui provoque des temptes et des intempries, sert, entre autres, la navigation des navires et lhydratation du corps. Les biens offerts par leau sont, et de loin, prpondrants au mal quil occasionne ventuellement. Les services incommensurables que le feu rend aux tres humains font oublier, comparativement, le danger terrible quil fait planer sur eux. Ainsi, on tire bien plus profit de ces lments qui contiennent une part de mal. Par rapport cela, leur place dans la cration est justifie, et, fortiori, elle nest pas incompatible avec lexistence du Tout-Puissant.



2) Le mal nest quune composante de lexistence qui sinscrit dans un ensemble plus vaste. Il est mal appropri de lenvisager travers une vision troite et biaise. Il convient plutt de lapprhender sous un prisme plus tendu. Le regard sattarde ventuellement sur le dfaut dun tableau dune grande beaut, alors quil est plus pertinent, pour se forger une opinion, davoir une vue densemble. Il en est de mme pour le mal qui gche en apparence le tableau de la cration et quil incombe de relativiser en le replaant dans un contexte plus large. Cest grce la maladie, la pauvret et au labeur prouvant quon apprcie respectivement la sant, la richesse et la russite. Sans cet antagonisme, plus rien naurait aucune saveur, et la vie serait monotone et ennuyeuse. Le contraste entre deux choses opposes met en lumire leur valeur respective. On reconnait la prciosit dun trait droit en ayant lesprit les traits mal dessins, sinon, il passerait compltement inaperu. Bref, pour reprendre les termes de certains savants, les preuves qui traversent la vie dun homme sont ncessaires pour lui faire ressentir la beaut du monde. Les plus beaux palais renferment des toilettes aux odeurs nausabondes, et si elles venaient manquer leur architecture, on considrerait cela comme un dfaut de fabrication. Les malheurs ont la mme fonction dans le dcor de lunivers. Il incombe donc de les replacer dans un contexte plus large afin de mieux comprendre leur utilit.*



3) Le mal naurait aucune utilit dans lordre des choses, ou, pour reprendre une expression chre aux athistes, il serait gratuit dans le sens o il ne concderait aucun intrt palpable. Ces mmes athistes admettent aisment que de nombreux maux sont bnfiques lexistence, sauf que cela ne change en rien leur raisonnement qui attribue certaines calamits un caractre purement gratuit.

En rponse, nous disons quils ne font quexposer l le point de vue humain qui, par dfinition, est parcellaire, et par consquent, na pas tous les lments en mains pour prtendre une vision objective et globale. De ce fait, il est prtention davancer quil y aurait des maux gratuits dans la mesure o il manque notre connaissance certains paramtres dans cette quation qui touchent au prsent, mais aussi lavenir. Ces paramtres, de notre point de vue, sont donc invisibles, puisquil est impossible, matriellement, dacqurir la science infuse. À dfaut denglober tous les tenants et les aboutissants dont nous avons besoin pour dchiffrer tous les mcanismes en action dans lUnivers, notre vision sera forcment lacunaire.



Par exemple, si des tmoins assistent la mme scne o deux hommes munis dune scie sen prennent un enfant pour lui couper un membre. Est-il lgitime den conclure formellement dun premier abord que ces deux derniers sont malintentionns ou bien vaut-il mieux attendre davoir en mains plus dclaircissement avant de prononcer un jugement sur cette affaire pour viter de se tromper ? Il pourrait aussi bien sagir dun mdecin et dun pre ayant le souci de mettre fin la gangrne dont lenfant en question aurait t touch. En loccurrence, la vritable piti rclame-t-elle de couper le membre malade ou bien de le laisser pourrir et daffecter par-l mme le reste du corps*?



Ainsi, pour porter un jugement objectif sur la place du mal dans lordre des choses, il incombe davoir en main tous les lments appropris, ce qui fait cruellement dfaut tant aux athistes qu nous autres croyants. En tout tat de cause, prtendre quil puisse y avoir un mal gratuit est une pure allgation gratuite*!



4) Nous posons la question celui qui utilise le *problme du mal* pour remettre en question lexistence de Dieu*: est-il concevable quun bien dcoule du mal*? Sil rpond oui sauf que sa connaissance nous chappe, nous rpondons que labsence de preuve nest pas la preuve de labsence. Et l, son argument scroule la base, car toute preuve qui admet plusieurs hypothses devient alatoire, et perd donc, sa qualit de *preuve*, dans la mesure o, sans indice probant, certaines de ses hypothses nont pas plus dautorit que les autres. Celles-ci se neutralisent logiquement.



En revanche, sil rpond quil est inconcevable quun bien dcoule du mal, nous lui rpondons quil est de mauvaise foi, car ni lui ni personne nest en mesure de dmontrer rationnellement que ce cas de figure est inconcevable. Nos adversaires idologiques se retrouvent ainsi dans une impasse.



5) Admettons que le mal soit incompatible avec lexistence de Dieu, alors quen est-il du bien*? Nest-il pas la preuve de son existence (puisque le mal serait la preuve de son inexistence)*? Or, lequel des deux est-il prpondrant*? Nous sommes daccord vous et nous que le bien reprsente la normalit, et que le mal est accidentel. Sans concder ce point, il ne sert rien daller plus loin dans le dbat, tant donn que ce serait de la pure mauvaise foi. Dites-moi simplement qui entre la sant et la maladie prdomine*? Bien sr, vous rpondrez la sant. H bien, si la maladie tmoigne de linexistence de Dieu, alors que dire de la sant qui tmoigne de son existence, et, qui plus est, reprsente la normalit*! Un mme malade ne se plaint pas de symptmes dans tout le corps, qui, rappelons-le, est compos de milliards de cellules. Il y a forcment des parties saines qui, dans une harmonie parfaite, continue veiller la vitalit du corps, ce qui en soit est un bien. Bien que tous les lments de lorganisme soient lis, les troubles de la vue, par exemple, nempchent nullement les autres organes tels que le cur, les intestins, le foie, les reins, les poumons, etc. de fonctionner normalement ou suffisamment pour maintenir la sant. Les membres, galement, tels que les mains et les pieds ne souffrent daucune anomalie handicapante. En termes de pourcentage, il est sr que la balance penche du ct du bien. Les athes sont confronts une problmatique insoluble. Eux, qui, au dpart, cherchaient embarrasser les croyants avec le *problme du mal*, se tirent une balle dans le pied, tant donn quils doivent se coltiner dsormais *le problme du bien* qui constitue un obstacle bien plus ardu. H pourtant, nous leur concdons aisment leur postulat de dpart des fins purement polmiques.



6) En ralit, le *problme du mal* sintresse au chapitre des Noms et Attributs divins, non lexistence de Dieu (U). Les athes remettent en cause son existence cause de la prsence du mal, et notre posture consiste les rfuter par condescendance, en leur prsentant des arguments purement polmiques, non que nous adhrions leur postulat de dpart. Nos concessions sont tactiques. Celles-ci ont pour vocation de placer ladversaire face ses contradictions et de lui faire admettre la vrit. Admettons, donc, que le mal soit incompatible avec lexistence de Dieu, selon leur point de vue, alors pourquoi ne pas inverser la problmatique*? La prsence du bien tmoigne tout autant de la prsence dun Dieu qui ne dsire pas enlever le mal pour des raisons qui sient Sa Volont. On pourrait rtorquer que cette hypothse soppose avec lide dun Dieu bon. Ce quoi nous rpondons*: h bien, soit quil en soit ainsi*! Supposons que nous ayons faire un Dieu injuste, lessentiel est avant tout de reconnaitre Son Existence, et seulement ensuite, nous discuterons ventuellement de ce point. Bien sr, de notre point de vue, Dieu est Juste, et Il est exalt, du haut de Sa Magnificence, de toute injustice*!



Par consquent, le *problme du mal* sintresse au chapitre des Noms et Attributs divins, non lexistence du Seigneur des cieux et de la terre. Le tout est de savoir si cet Être suprme est Juste ou non, en sachant que ce point relve du chapitre des Noms et Attributs divins. Daccord, selon cette thorie, Dieu est injuste*; lessentiel est de reconnaitre son existence. Ce simple aveu clt le dbat. Une fois que ladversaire reconnait lexistence de Dieu, on peut discuter de la pertinence de son argument assimilant le mal de linjustice. Nous lui rpondons quau contraire, lexistence du mal signe la preuve de la justice divine revtant une sagesse immense. Nous sommes loin de ce strotype qui associe le mal de linjustice.



À suivre

*********************

Traduit par*: Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/









 
11-07-2019, 12:04 PM   : 2
.






: Focus sur la problmatique du mal attribu Dieu


Focus sur la problmatique du mal attribu Dieu 2/2



7) Il nexiste aucune corrlation entre la perfection du Crateur et la suppose perfection de Sa cration. Limperfection du second lment ne remet absolument pas en cause la perfection du premier. Est-ce que, en toute logique, la dfaillance constate dans la cration trahit un dfaut de conception qui se traduit par un manque de maitrise de la part du Concepteur ou un manque de bont*? Cest une ventualit, certes, mais celle-ci nest pas la seule. Il est tout aussi vraisemblable de supposer que les dfauts de fabrication soient volontaires, et que leur raison finale soit en phase avec la Sagesse et la Bont du ciel. Supposons deux appareils, qui, bien que fabriqus par la mme usine, prsente des caractristiques diffrentes, avec un modle luxe *toute option* et lautre modle standard et *sans option*. A-t-on le droit davancer que lentreprise constructrice est fictive sous le seul prtexte que le second produit est de qualit moindre*? Si on part de ce principe, mme le modle de luxe naurait pas de concepteur bien quil soit parfait en tout point*! Est-il pertinent de conjecturer sur la provenance de ces deux produits manufacturs en les mettant sur le compte du hasard*?



Autre exemple*: imaginons un splendide palais larchitecture parfaite avec un panel de pices meubles toutes aussi reluisantes les unes que les autres dans le choix des couleurs, de la dcoration intrieure, et de ses plafonds dune beaut impressionnante, la grande joie des visiteurs. Au cours de la visite des lieux, ceux-ci tombent avec stupeur sur une pice horrible, sale et sans aucun got. Vont-ils en conclure que ce palais na pas darchitecte*?



La question vous tonne, et pourtant, elle extrapole merveille la position des athes qui cherchent perdument des failles ce merveilleux ordonnancement de lUnivers*: [Cest luvre dAllah qui a faonn toute chose la perfection][1]*; [Lui qui a faonn sept cieux superposs, et rien dans luvre du Tout-Misricordieux ne dcle aucun dfaut*; tu as beau lever les yeux au ciel, et pense-tu que ton regard tombera sur la moindre faille*?][2] Les athes eux-mmes avouent que le monde est gre avec une harmonie si mticuleuse que lesprit reste bahi devant ce spectacle grandiose. Nanmoins, leur orgueil les pousse chercher des poux ce mcanisme parfait en dressant une liste des incohrences quils auraient, leurs yeux, releves, et, en mme temps, ils ferment les yeux sur les causes innombrables qui suscitent lmerveillement. Ils en arrivent la conclusion sans appel que cette horloge extraordinaire ne possde pas dhorloger*!



Ils ne se mettent lide que ces dfaillances sont la manifestation dun plan impeccable derrire lequel se cache une sagesse infinie. Dun point de vue rationnel, cette hypothse est-elle concevable*? Bien sr que oui. Il serait ais de dnombrer quatre, voire cinq raisons justifiant linsalubrit de cette pice obscure au beau milieu de ce palais somptueux. Il peut sagir dune prison, dune salle de torture, ou de toute autre ventualit de ce genre. Ainsi, les anomalies releves ne trahissent en aucun cas une absence de sagesse divine, au mme titre que les preuves de la vie et des calamits occasionnes dans le monde, car, comparativement aux beauts innombrables quil renferme, celles-ci sont insignifiantes.



Ainsi, pour revenir notre propos, la perfection du Crateur ne prsuppose nullement la perfection de Sa cration, si lon sait que la dfaillance est intrinsque cette dernire. En revanche, le Crateur, ce Dieu Tout-Puissant, est parfait, et vous voudriez attribuer cette qualit une cration dfaillante*!



8) Cet argument avanc par les athistes est dune purilit sans nom*! Ils veulent liminer de lexistence le Crateur parfait sous prtexte que Sa cration est imparfaite en raison du mal qui sy manifeste. Vous, qui ne raisonnez qu partir de la matire et qui ne croyez quen ce que vous voyez, vous affirmez que le monde sest constitu partir datomes parpills qui, la suite dun choc, ont provoqu par hasard les mcanismes lorigine de la vie. Vous assumez que les valeurs morales sont relatives, et que, donc, le bien et le mal nexistent pas dans labsolu. Vous ne faites pas de diffrence entre le bien et le mal puisque ce sont des valeurs relatives manant du nant et du hasard. Vous pataugez dans les tnbres aveugles et anarchiques dune vie sans but, et ensuite, vous osez mettre en avant le mal pour infirmer lexistence dun Ordonnateur lorigine dun plan harmonieux et sans faille*! Dans ces conditions, sur quel critre vous basez-vous pour dterminer le mal*? Selon vous, le mal est une valeur alatoire et relative, tout comme ce qui relve du convenable, mais aussi de la morale, du vrai et du faux qui serait des notions subjectives, lastiques, changeantes, volutives, et donc contestables. Alors comment tes-vous parvenus la conclusion que telle chose constitue un mal*?



Il faut comprendre le paradoxe dans lequel vous vous tes emptrs*: vous revendiquez vous manciper des notions non matrielles telles que la vertu et la justice, alors comment les apprciez-vous*? Est-ce grce au Progrs et lvolution*? Bien sr que non. Cette rponse serait grotesque. La seule solution qui simpose vous est de reconnaitre une Entit suprieure ayant tabli des rgles transcendantes et universelles quIl a insuffl la nature humaine capable grce Ses soins de discerner le bien du mal et le vrai du faux.



En admettant que notre prsence sur terre soit le fruit du hasard, du chaos, et du dsordre, il ny aurait pas de diffrence, selon votre conception, entre nourrir un orphelin et lui donner la mort, entre le dorloter et le dcouper en morceaux. La raison en elle-mme nintervient pas pour trancher entre un acte charitable et un crime. Le *canon de la raison pure* est neutre. Il ne participe pas ltablissement de la morale si ce nest quen supposant que les habitants dune mme aire gographique se soient entendus lunanimit pour ranger tel acte dans lensemble des crimes et tel autre dans celui des vertus. Nanmoins, rien en vertu de la raison naurait empch le contraire, soit quils saccordent encenser la spoliation, le vol, le viol, et le meurtre. Les naturalistes partent du principe que ces notions de valeur (le beau, le bien, le juste) sont relatives et conventionnelles. Celles-ci restent donc alatoires et subjectives. Chacun est libre de les dfinir sa faon, et les conclusions adoptes par lun seront ventuellement diffrentes de celles de son voisin. Il arriverait mme, quau gr de ses expriences, il change davis. Il serait libre de dcider du jour au lendemain que le viol nest pas moins honorable que le mariage pas plus que le mariage nest pas moins hassable que le viol. Notre place dans ce monde naurait quune dimension matrielle, loin des considrations mtaphysiques telles que la sagesse transcendante, une raison dtre, un but attendre, des jugements de valeurs, etc.



Alors, sur quel critre se basent-ils pour laborer leur thorie du *problme du mal* puisqu leurs yeux, le mal nexiste pas, si ce nest que de faon relative et subjective*? Ce seul paradoxe croule leur thorie de fond en comble*!



9) Cette thorie athiste part dune conception errone du grand Architecte. Ceux-ci occultent littralement le postulat dun Crateur Omniscient, Omnipotent, dot dune Sagesse infinie, dun Pouvoir qui stend sur toute chose et quIl exerce Sa guise sur une cration entirement soumise Sa Volont sans faille. Malheureusement, cette description de lÊtre suprme est absente de leur dictionnaire. Eux simaginent un dieu impersonnel, une espce dinstrument au service de leurs caprices, et, partir du moment o il contrevient leur volont et que la moindre pine les effleure, ils sempressent, pour afficher leur ingratitude, de jeter le discrdit sur Son Existence. Ils inversent compltement le rapport de force en guise dinsoumission. Ils sinsurgent, par orgueil, contre la prsence du mal et des malheurs qui les touchent. Que reste-t-il un Dieu passif et au service des tres faibles et insouciants*? Que Son Nom soit sanctifi au-dessus de leurs blasphmes*!



Il suffit de se pencher sur leurs crits, ce qui en soit est une vritable corve, dchanger avec eux loccasion dun dbat, ou tout simplement de leur prodiguer un prompt conseil pour constater chez eux ce phnomne. Ce sentiment de supriorit vis--vis dun dieu passif va forcment les conduire des conclusions biaises et combien fantaisistes.



10) Nous sommes sur terre pour tre mis lpreuve, non pour y connaitre le bonheur matriel et lpanouissement des sens. Pourquoi le Tout-Puissant a-t-il cr le monde*? ; *[Lui qui a fait de la vie et la mort une preuve afin de distinguer lequel dentre vous agira le mieux, car Il est le Dieu Tout-Puissant et Absoluteur].[3]*La vie sur terre est un examen et le bonheur ternel est rserv lau-del. Ce bas monde, qui est phmre, nest quun tremplin et un passage vers la vie future, qui elle, marque la fin du voyage. Il nest pas une fin en soi. Cest pourquoi, il est pav dembches. Rien ne sert donc de revendiquer plus de bien-tre, puisque, par dfinition, il na pas pour vocation de garantir le bonheur son paroxysme ni de remdier tous les flaux qui font obstacle sa concrtisation. À quoi bon tendre vers cette utopie puisque nous sommes ici de passage*? La demeure ternelle se trouve de lautre ct, et seuls les justes y auront la plus belle part.



L o nous voulons en venir cest que leur vision troite et purement matrialiste de la vie dici-bas est biaise la base, et donc, forcment, ils chercheront par tous les moyens acqurir le bonheur et saccrocher perdument ce mirage phmre. Il suffit juste de dplacer le curseur du bonheur vers la vie ternelle pour spargner ce leurre, conomiser son nergie, soulager sa conscience, et uvrer dans le bon sens*: [La vie ici-bas est faite de plaisirs et de distractions phmres, et la vie vritable commence aprs la mort, mais en ont-ils seulement conscience*?].[4]*



Nous ne contestons pas que les malheurs puissent noircir le tableau de la vie, mais vaut-elle la peine quon sapitoie autant sur elle*? Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle*? Celle-ci est insignifiante comparativement la vie ternelle qui, elle, mrite toute notre attention. Nous sommes exposs tous les alas au cours de notre parcours sur cette terre, mais nous avons de quoi nous consoler. Nous avons les moyens de les endurer en gardant lesprit la rcompense qui nous attend dans lautre vie condition de passer avec succs les preuves qui se prsentent devant nous. Ce troc, voire ce sacrifice, est tout fait assimilable par la raison. Imaginez quun homme riche propose un pauvre de le pincer en change dun grand building, dune belle voiture, et dune grosse somme dargent, pensez-vous quil va hsiter une seconde malgr la douleur quil accepte dendurer*?



Les affres ici-bas ne sont rien comparativement la rcompense rserve par Dieu dans le futur Ses serviteurs patients. Le jeu en vaut rellement la chandelle*! Les dlices du Paradis sont bien plus allchants que les plaisirs phmres. Un seul bienfait en haut vaut toutes les richesses runies de ce monde de labeur. Jen fais le sermon*: *le moindre espace au Paradis, pas plus grand quune cravache, vaut toutes les richesses de la terre.*[5] Imaginez quun espace aussi petit soit plus prcieux que tout ce que votre esprit peut simaginer.



Alors, pour revenir nos moutons, posons-nous les vraies questions*au lieu de tergiverser et faire fausse route : la vie sur terre nest pas une fin en soi. Celle-ci ne mrite pas une si grande attention. Consolons-nous avec la rcompense qui nous attend condition de passer lexamen avec succs en nous projetant vers le bonheur ternel auquel auront droit les adeptes de la foi qui vnrent le Dieu unique et qui endurent les alas jonchant leur cheminement. Quest-ce que le bonheur selon les critres des athes*? Tout le monde gote la mort, tant ceux qui vivent dans la joie et lopulence que ceux qui sont touchs par la misre, ladversit et la maladie. Aussi long que dure un calvaire, il passera aussi vite quun clair par rapport au temps infini qui se profile aprs la mort. La raison conoit tout fait quun Dieu Protecteur gratifie Ses fidles serviteurs dun confort ininterrompu.

Nous nous adressons aux athes avec leur propre langage et leur paradigme. Nous avons avanc dix principes mme, avec laide du Tout-Puissant, de dmler la problmatique pose par la thorie athe et de lapprhender correctement.



En un mot, nous croyants, nous sommes convaincus que le monde lacunaire qui nous entoure est gr par un Dieu Parfait, Omniscient, Bon, et Sage. Et, cest la lumire de Sa Perfection que nous jaugeons la faiblesse de nos mes. Ds lors, il devient facile dlucider le *problme du mal*.



Jimplore le Seigneur de nous placer sur la voie du succs et de la rectitude*! Et Dieu seul sait*!



Que les prires et les bndictions dAllah soient sur Son Messager et serviteur, Notre Prophte Mohammed, ainsi que sur ses proches, ses Compagnons et ses fidles successeurs*!*

Traduit par*: Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/


[1] Les fourmis*; 88

[2] Le royaume*; 3

[3] Le royaume*; 2

[4] Laraigne*; 64

[5] Hadth sur lauthenticit duquel saccordent Bukhr et Muslim.






 

« | »




01:58 PM

- -

Powered by vBulletin® Version 3.8.7
Copyright ©2000 - 2019, vBulletin Solutions, Inc.