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07-05-2019, 12:09 PM   : 1
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Initiation la science de la canonisation du Coran


Initiation la science de la canonisation du Coran 1/3



[Cest Nous qui avons rvl ce Rappel, et cest Nous qui il revient de le prserver].[1]



Cet article rfute le chercheur islamologue Hassan Chahdi et son Shekh Franois Droche, le premier pour avoir prtendu que seul lesprit Coran fut entirement conserv, ou pour tre plus juste, quventuellement seul lesprit du Coran soit retenu pour sa transmission, et le second pour avoir jet le discrdit sur le grand traditionniste Zuhri qui aurait invent le hadth sur les *sept lettres* du Coran.



Voir*: majm el fatw (13/389-403).



On posa la question Shekh el Islm ibn Tamiya au sujet du propos prophtique*: *Le Coran fut rvl de sept manires.*[2] Que signifient les *sept manires* (saba ahruf) dont il est question*? Est-ce que les *sept lectures*, imputes aux spcialistes (Nfi, Âsim, etc.) correspondent ce hadth, ne serai-ce que lune dentre elles*? Pour quelles raisons lcriture du codex final a-t-il suscit des divergences de lectures entre les grands spcialistes*? Est-il permis dutiliser des lectures singulires qui sont rapportes notamment par el Amash et ibn Muhasin*? Si oui, est-il permis de les utiliser au cours de la prire*? Si vous voulez bien nous rpondre, que Dieu vous rcompense*!



En rponse*: cest une question pointue qui a intress les spcialistes des disciplines diverses tels que les lgistes, les traditionnistes, les exgtes, les thologiens spculatifs, les linguistes, etc. Des ouvrages spcialiss lui furent consacrs, dont le Shekh Ab Mohammed Abd e-Rahmn ibn Isml ibn Ibrahim dobdience shafite et lun de ses plus rcents auteurs. Plus connu sous le nom dAb Shma, il coucha par crit sharh e-shtibya. Il faudrait recenser les opinions des spcialistes, et analyser en dtail leurs arguments pour y dgager les plus pertinents. Une tude exhaustive des textes prophtiques lis cette problmatique serait aussi indispensable pour lluder, sans noublier les autres types de preuves lgales. Malheureusement, faute de temps, un long dveloppement ne serait pas appropri ici pour ce genre de rponse. Je me contenterais toutefois doffrir une synthse sur le sujet pour mieux se reprsenter ses enjeux.



Nous disons donc qu lunanimit des savants de rfrences, les* saba ahruf dont font mention le hadth au sujet de la rvlation du Coran ne correspondent pas aux fameuses *sept lectures*. LImm Ab Bakr ibn Mujhid est linstigateur de la premire compilation des diffrentes rcitations lore du troisime sicle de lHgire (8, 9ime sicle Apr. J.-C., ndt.). Originaire de Bagdad, il prit linitiative de rassembler les lectures en vogue dans les cinq grands ples scientifiques*: Bassora et Koufa pour lIrak, la Syrie, et les deux Lieux saints Mdine et la Mecque. Il sagit des centres nvralgiques de la diffusion de la prophtie (Coran, sunna) et des matires religieuses qui ltudient comme lexgse, le hadth, le fiqh, le culte, les murs, etc.**

Il regroupa donc les lectures de sept spcialistes notoires parmi les plus grandes rfrences en la matire en vue de concorder leur nombre avec les **sept lettres* qui caractrisent le Saint Coran. Jamais il na prtendu, ni dailleurs aucun autre savant, que cela dsignait la mme chose*; tout comme il na jamais avanc quil tait interdit davoir recours une rcitation non rpertorie par ses soins.



Dailleurs, une grande rfrence en qirat dplora quibn Mujhid prfra Hamza Yaqb el Hadhram, le doyen de la grande mosque de Bassora, et le maitre des grands *rcitateurs* de la ville au dbut du second sicle du calendrier hgirien. À sa place, il les aurait intervertis. Les musulmans sont galement daccord pour dire quil nexiste aucune contradiction notoire entre les diffrentes variantes. Au contraire, il sagit de synonymes ou des mots ayant des sens trs proches. Abd Allah ibn Masd nous en donne une illustration*: *Cela revient dire *viens*, *avance*, ou *approche* pour exprimer la mme chose*!*[3]



Les termes employs ne sont pas ncessairement quivalent en tout point, mais tous, en tout cas, sont aussi vrais et aussi pertinents les uns que les autres. La pluralit des vocables choisis exprime un enrichissement, non un antagonisme (il sagit dune divergence de pluralit, non dopposition).



Un hadth qui remonte au Prophte (r) illustre parfaitement cette rgle*: *Le Coran fut rvl de sept manires, nous enseigne-t-il, peu importe que tu achves un Verset par [Allah est Absoluteur et Tout-Misricordieux] ou [Allah est Puissant et Sage], puisquIl nest pas autrement*; condition de ne pas employer des Noms exprimant la Misricorde divine dans un contexte de chtiment, et inversement.*[4]



Voici plusieurs exemples de variantes reconnues*: [rabbann bid] et [bid] [Saba ; 19] ; [ill an yakhf an l yuqm] et [ ill an yukhf an l yuqm ] [La vache*; 229]*; [wa in kna makruhum li tazla] et [li yazla minhu el jibl] [Ibrhm*; 46]*; [bel ajibta] et [ bel ajibtu] [Les ranges danges*; 12], etc.

Certaines variantes, qui globalement ont le mme sens, dtectent certaines nuances, comme*: [yakhdan] et [ yukhdin ] [La vache*; 9]*; [yakdhibn] et [yukadhdhibn] [Ibrhm*; 46]*; [lamastum] et [ lmastum] [Les femmes*; 43]*; [ hatt yathurna] et [wa yathurna] [La vache ; 222], etc.*

Ces variantes qui mettent des nuances au niveau du sens sont toutes aussi vraies les unes que les autres. Celles-ci ont la mme valeur sacre que nimporte quel Verset du Coran compar dautres Versets. Nous y donnons foi, et nous adhrons leurs enseignements que nous traduisons dans la pratique. Il est inadmissible de favoriser une lecture aux dpens de sa variante sous prtexte quelles seraient contradictoires, car*: *Qui renie une seule lettre du Coran, prvient Abd Allah ibn Masd, le renie en entier.*



Au demeurant, la plupart des variantes noffrent aucune distinction consquente au niveau de la signification et de leur construction syntaxique. Celles-ci intgrent les lectures dites *principales* qui sintressent la diffrence de prononciation entre les variantes rencontres lors de la rcitation*: vocalisation de la hamza, accents toniques, inflexions et variations vocaliques (syllabes longues/brves, synrses), inclinaisons, et signes diacritiques interchangeables, la prononciation de la lettre *r* avec ou sans emphase. Celles-ci ne constituent aucune problmatique, contrairement celles qui dnotent une varit de morphmes ayant une influence sur la signification dun passage donn.



Or, que nous ayons affaire une divergence de forme exclusive ou une divergence de fond et de forme, dans les deux cas, nous ne reprons aucun changement significatif de la phrase. Ces variations de formes sarrtent donc sur la diffrence de prononciation dun seul et mme vocable. Elles sont encore diffrentes des variantes de forme qui constatent des mots diffrents pour exprimer la mme chose. On parle alors de synonymes dont la fonction est de fournir des complments dinformation nayant aucune incidence sur lide gnrale de la phrase. Les variations de forme intgrent logiquement une mme *lettre* parmi les sept rvles par le Seigneur de lUnivers. Leur place au sein dune mme *lettre* est plus justifiable que celle des variantes de forme ou de fond dont lcriture est conforme la vulgate othmanienne prvue pour les diverses options de vocalisation et de points diacritiques.



Cest pourquoi, il y a consensus chez les savants musulmans parmi les anciens et les grandes rfrences soulignant linterdiction dimposer grande chelle la rcitation des *sept lectures*. Il est tout fait possible dutiliser la lecture del Amash, le maitre de Hamza ou de Ishq ibn Yaqb condition quelle soit certifie chez lutilisateur en question, au mme titre que les variantes de Hamza et de Kis. Sur ce point rgne un consensus chez les savants de rfrence. La plupart des Imms qui connurent la lecture de Hamza, linstar de Sofiane ibn Uyana, Ahmed ibn Hanbal, Bishr ibn el Hrith, optrent pour les versions des deux maitres mdinois Ab Jafar ibn el Qiq, et Shaba ibn Nassh, mais aussi celles des doyens* bassoriens tels que les maitres de Yaqb ibn Ishq, aux dpens des variantes de Hamza et de Kis.



Les dclarations des spcialistes sur ce thme nchappent pas aux connaisseurs. Nous remarquons notamment que les grandes sommits dIraq ont recens dans leurs crits dix ou onze lectures ayant autant de traces historiques que les sept lectures classiques. Ils rcitaient ces *versions concurrentes* lors et en dehors de loffice rituel, ce quaucun rudit ne leur a jamais contest. Il y a donc un consensus sur ce point.



À suivre

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Par*: Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/




[1] El Hijr*; 9

[2] Le chercheur Abd el Az Qr a men une tude exhaustive de ce hadth tant au niveau de sa chaine narrative que de sa signification dans les milieux spcialistes. Hadth el ahruf e-sab, qui est le titre de cette tude, nous apprend en substance quil rgne encore aujourdhui une norme nigme sur linterprtation des *sept lecture*. Mohammed Amn Shanqt, lun des plus grands exgses des temps modernes fera laveu quil nest jamais parvenu la dchiffrer. Cest dailleurs paradoxalement la clef qui met mal la thse orientaliste, car pour jeter le discrdit sur ces *sept lecture*, il faut dj savoir quoi celles-ci correspondent. Ce qui en soi est un miracle. Pourtant, les islamologues nous ont habitus inverser les rles, l o le Coran montre sa splendeur, ils y voient des failles. Une chose est sre est quils sont passs maitres dans lart de la suspicion et des insufflations fallacieuses en vue de dstabiliser les musulmans les plus crdules quils savent incultes en la matire. Lautre volet de cette recherche porte sur lanalyse technique du texte en question. Il en ressort, mais est-ce tonnant, quil soit communment transmis et admis par les spcialistes. Celui-ci est rpertori par pratiquement tous les recueils de hadth. Il fut rapport, en effet, par Bukhr, Muslim, Tirmidh, Nas dans son sunan, mais aussi dans amal el yawm wa el lala, Ab Dwd, Mlik, ibn Hibbn, el Qsim ibn Sallm, Ab Dwd e-Tiylis, Ahmed, Ab Yal, Abd e-Razzq, ibn Ab Shaba, Tabarn, Tahw avec de nombreuses versions dans mushkirat el thr, Tabar, el Bahaq, et el Hkim.

En outre, dans fadhil el Qur-n, ibn Kathr a enregistr ses diffrentes voies narratives, et ibn Hajar sest charg den faire lexplication, tout comme ibn Qutaba, et Danr.

Il fut galement lobjet dune analyse approfondie de la par de Ijl, Ab Shma, comme nous allons le voir ici, et ibn el Jazar.

Dans sa chane narrative, nous trouvons en amont des Compagnons illustres tels que trois des Califes Omar, Uthmn, Al, Uba ibn Kab, Abd Allah ibn Masd, Ab Hurara, Muadh ibn Jabal, Hishm ibn Hakm ibn Hizm, ibn Abbs, el Amr ibn el Âs, Hudhafa ibn el Yamn, Ubda ibn Smit, Sulamn ibn Sard el Khuz, Ab Bakra el Ansr, Ab Talha el Ansr, Anas ibn Mlik comme le rapporte Uba, Samura ibn Jundub, Ab Juhab el Ansr, Abd e-Rahmn ibn Awf, et mme une femme Ayyb.

Il fut rapport galement par lintermdiaire dAbd e-Rahmn ibn Abd el Qr, el Muswar ibn Makhrama (si on sen tient lhypothse quil compte parmi les Compagnons).

Nombreux sont les successeurs de la premire gnration et les grandes rfrences de la religion qui ont narr ce hadth grce une multitude de voies et de chaines narratives.

La seule histoire qui opposa Omar Hishm nous est parvenue grce trois voies narratives (ce point lui tout seul dmonte la thse du spcialiste numro un mondial de la canonisation du Coran)*; lune venant de lImm Mohammed ibn Shihb Zuhr sur lequel Franois Droche a jet son dvolu, qui la entendu de Urwa ibn Zubar, qui la lui-mme entendu dAbd e-Rahmn ibn Abd el Qr. Il est rapport galement daprs ibn Shihb, selon lImm Mlik, selon Uqar ibn Khlid, selon Mamar ibn Rshid el Azd, selon Ynas ibn Yazd, le captif de Muwiya, Abd e-Rahmn ibn Abd el Azz el Ansr, Fulah ibn Sulamn el Khuz, et Shuab ibn Ab Hamza.

La seconde voie passe par Ishq ibn Abd Allah ibn Ab Talha, selon son pre, selon son grand-pre, selon Omar ibn el Khattb.

La dernire voie, qui elle est faible, part de Ubad Allah ibn Omar, selon Nfi, selon ibn Omar, selon son pre Omar.

El Bukhr le fait remonter Abd e-Rahmn ibn Abd el Qr et el Muswar ibn Makhrama, pour lequel nous lavons vu son affiliation aux Compagnons est controverse, qui le rapportent directement dOmar.

[3] Narration rapporte par Sad ibn Mansr (n 34), et Ab Ubad dans fadhil el Qur-n (n 752), etc. avec une chaine narrative authentique.

[4] Hadth authentique rapport selon Uba ibn Kab par Ahmed (5/124), et Ab Dwd (n 1477).






 
07-06-2019, 10:21 AM   : 2
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: Initiation la science de la canonisation du Coran


Initiation la science de la canonisation du Coran 2/3



Or, lanecdote dibn Shanbdh relate par el Qdh Iydh (qui accepterait lide marginale que le Coran fut transmis par le sens, ndt.), que les auteurs aprs lui ont intgr dans leurs ouvrages, explique que les savants de lpoque staient farouchement opposs ses lectures jugs singulires. Ibn Shanbdh, qui vcut au quatrime sicle de lHgire, ne se gnait pas pour les psalmodier au cours de ses prires. Celles-ci, en effet, taient singulires, comme nous allons le dmontrer, et furent donc cartes de la vulgate canonique. Ibn Shanbdh fut lobjet dune cabale, qui est notoire, cause de ses rcitations non-canoniques quils diffusaient dans les rangs du commun des mortels.



Cela dit, aucun savant na jamais affich son mcontentement lencontre des *dix lectures*. En revanche, il est possible dignorer lexistence de certaines dentre elles, ou, tout au moins, dignorer leur autorit, lexemple des habitants du Maghreb qui vivent loin des berceaux scientifiques do sest rpandue la discipline des qirat. Le cas chant, il ny a aucun mal quun individu mette de ct ce qui, de son point de vue, na aucune lgitimit historique. Cette lgitimit qui, selon les termes du scribe du Prophte Zad ibn Thbit, se transmet par voie orale. Cest cette mme mthodologie que les musulmans ont adopte vis--vis des lments de la tradition qui leur sont parvenus (formules dintroduction la prire, formules dappel la prire externe et interne, description de la prire de la peur, etc.). Ces derniers ne mettent en pratique que ceux sont dont ils connaissent lautorit, non le reste. En mme temps, ils nont pas le droit de remettre en question ni dafficher leur opposition contre les traditions qui ne sont pas en vigueur chez eux dans la mesure o celles-ci concdent une origine scripturaire dont ils nont pas connaissance. LÉlu (r) prconise dviter toute source de division travers le hadth*: *Ne vous livrez pas la dispute qui a caus la perte des civilisations anciennes.*[1]



[Les variantes singulires des Compagnons]



Il existe des variantes singulires non rpertories par le codex du Khalife Othmn, lexemple du Verset dont la transmission est impute ibn Masd et Ab Dard dont voici les termes*: [Wa e-lal idh yaghsh Wa e-nahr idh tajall wa e-dhakari wa el unth]. Celui-ci fut consigne par les deux recueils de rfrence Bukhr et Muslim.[2] Ibn Masd rapporte dautres Versets non retenus, lexemple de*: [Wa siymu thalthati ayymi mutatbit]*; [in knat ill zaqiyatan whida]. A-t-on le droit de rciter au cours de la prire ces lectures qui sont formellement imputes des Compagnons*? Les savants sont partags sur la question en deux avis qui sont, tous les deux attribues de faon notoire lImm Ahmed, mais aussi lImm Mlik.



Le premier avis lautorise tant donn que cet usage tait rpandu chez les Compagnons, et leurs successeurs directs. Le second, qui est adopt par la majorit des savants, interdit davoir recours des lectures dont la narration remontant jusquau Messager (r) nest pas communment transmise (mutawtir). Et, quand bien mme elles le seraient, elles perdraient toute lgitimit compter de la *dernire rvision* effectue par lAnge Gabriel qui signe labrogation de toutes celles qui nont pas t valides ce jour-l.



Daprs Bukhr, selon Âisha et ibn Abbs (t) : *Jibrl (u) faisait rviser le Coran une fois par an au Prophte (r), sauf la dernire anne peu avant sa mort o il effectua une double rvision.*[3] Ce fut cette touche finale qui servit de base la lecture des Compagnons comme Zad ibn Thbit, et la compilation du Coran par crit sous lautorit des quatre Khalifes Ab Bakr, Omar, Othmn, et Al. À lpoque du premier, le texte sacr fut rassembl sur des feuillets (suhuf) par le scribe du Prophte sous lautorit du Commandeur des croyants et du vice-Khalife. Il fallut attendre le Khalifat dOthmn pour voir les premiers exemplaires du Coran (mashif) qui furent envoys aux quatre coins de lEmpire. Cette *recension* reut laval de tous les Compagnons sans exception y compris Ali.



Pour bien comprendre la problmatique pose par lauteur de la question au sujet de lorigine des *sept lectures* qui correspondrait ou non lune des *sept lettres* du Coran, il faut garder lesprit le point suivant. Autrement dit, aux yeux de la grande majorit des savants dans les rangs des anciens et des grands Imms, les *sept lectures* correspondrait effectivement lune des *sept lettres*. Ces derniers vont jusqu affirmer que le codex dOthmn nest rien dautre que cette *lettre* en question ayant eu pour modle la dernire rvision avec lArchange. Cette position est corrobore par lensemble des hadth et des narrations transmis par un nombre non ngligeable de narrateurs et ayant atteint une grande notorit dans les milieux savants. À loppos, nous avons un certain nombre de lgistes, lecteurs, et thologiens spculatifs qui pensent que le Coran actuel contient les fameuses *sept lettres*.



Ce postulat fut dfendu par une frange des thologiens du Kalm, dont le Qdh Ab Bakr el Baqilln est lun des plus fervents reprsentants. Ils partent du principe quil est impensable que la transmission des *sept lettres* fut perdue en cours de route. En effet, la recension othmanienne, qui fut valide lunanimit de la Nation, impliqua de renoncer certaines lectures juges non canoniques. À lre du troisime Khalife, un comit fut form sous la direction de Zad avec la mission de regrouper dans un mme livre tous les crits recenss linitiative des deux premiers successeurs de lAmi de Dieu (r). Aprs la consultation des Compagnons autour de lui encore vivants, Othmn fit porter des copies dans les diffrentes cits musulmanes pour leur signifier la norme adopte. Ses ambassadeurs avaient pour ordre dannoncer labandon de toute rcitation qui ntait pas fidle cette norme.



Aux yeux del Baqilln et de ceux qui soutiennent la mme tendance, il est inconcevable que cette disposition khalifienne interdise la lecture dlments incorporant les *sept lettres*. Les tenants de lautre opinion objectent souvent en sinspirant de largument voqu par Mohammed ibn Jarr Tabar, entre autre, et qui maintient que la lecture des *sept lettres* ntait pas impose la communaut entire. Il sagissait dune simple permission qui avait vocation de faciliter la lecture en accordant ses membres le choix dopter pour la *lettre* qui leur convient. En outre, lordre des chapitres du Coran ne fut pas impos par un Commandement du ciel, mais fut laiss linitiative des musulmans. Cest ce qui explique la diffrence dagencement constate notamment entre la version dibn Masd et celle de Zad.



En revanche, lordre des Versets relve de la Rvlation. Le comit de recension ne jouissait pas de la prrogative dintervertir les Versets leur guise, contrairement ce qui fut le cas avec les sourates. Par rapport cela, selon le raisonnement de Tabar, le choix dcarter *six lettres* pour nen garder quune relve de ce lgitime effort dinterprtation qui consista dun accord commun unifier la lecture en vue dviter toute prochaine division dans les rangs. Si lon sait que les musulmans sont immuniss de sombrer dans lerreur collective, nous concevons parfaitement que cette initiative nallait en aucun cas enfreindre un devoir ou violer un interdit.



Plus dun tenant de cette dernire tendance avance largument que lusage, dans un premier temps, des *sept lettres* fut tolr au cours de la phase dadaptation. Au terme de cette phase, les musulmans habitus au style coranique taient dsormais en mesure de supporter une lecture uniforme quils adoptrent dune seule voix. Si dans un premier temps, la pluralit des *lettres* avait pour fonction de faciliter la lecture, dsormais luniformisation des *lettres* calque sur la *dernire rvision* rige en norme venant abroger, selon cet avis, les *lectures* cartes a vocation de simplifier la vulgarisation du Coran.



Aux dires des dfenseurs de cet avis, les versions personnelles des Compagnons comme Uba ibn Kab et ibn Masd qui ne respectent pas cette nouvelle norme, sont jugs invalides. Or, on attribue tort au dernier cit dautoriser une rcitation base sur lesprit du Coran, et pas forcment sur la lettre. Pourtant, ibn Masd, qui nous rvle le fond de sa pense, est trs clair. Il nous apprend en substance que, je cite : *Jai observ les diffrents lecteurs, et je me suis rendu compte que les diverses rcitations quils utilisaient se rejoignaient sensiblement. Cela revient dire *viens*, *avance*, ou *approche* pour exprimer la mme chose*! Alors, vous navez qu rciter de la faon dont on vous la apprise. *[4]



Par ailleurs, ceux qui autorisent lutilisation des lectures abroges, condition quelle soit impute lun des Compagnons de faon formelle, partent du postulat quelles font partie intgrantes des *sept lettres* do elles puisent leur lgitimit. Leurs adversaires dans ce dbat mettent quatre objections courantes. Soit ils avancent que ces lectures invalides nintgrent pas le corpus des *sept lettres**; soit ils soutiennent quelles lintgrent, mais quelles sont abroges*; soit ils mettent en avant quun consensus des Compagnons se dgagea pour les abandonner*; soit ils prtextent quaucune narration rpondant aux critres en norme ne vient valider leur affiliation au Coran. De l, nous constatons une diffrence dapproche entre les anciens et les modernes.



Cest ce qui nous ramne vers une troisime vision sur la question. Celle-ci, qui est notamment soutenu par mon grand-pre le doyen Ab el Barakt, prconise linterdiction, dans la mesure du possible, de rciter la fatiha selon une lecture abroge. Auquel cas, la prire est invalide, tant donn quon nest pas en mesure de vrifier de faon formelle laffiliation de cette lecture au Coran, alors que la rcitation de la fatiha constitue lun des piliers de validit de la prire. Pour la rcitation facultative de la prire, il est tolr dusiter une lecture abroge, car rien nindique formellement non plus que celle-ci ne soit pas issue des *sept lectures*. Ce compromis part du principe que limpossibilit de vrifier quune lecture abroge intgre les *sept lectures* ne signifie pas forcment quelle en est exclue. Cette dmarche, qui a gagn les faveurs de la grande majorit des savants, suppose quil est impossible daffirmer ou dinfirmer de faon formelle laffiliation au Coran dune lecture abroge, tant donn que cela ne relve pas de notre ressort.



Cette vision est conteste par certains thologiens du Kalm, limage de Baqilln, qui refusent formellement dattribuer au Coran une lecture abroge. Ce mme Baqilln va jusqu protester contre lallgation de Shfi et autre, selon laquelle la basmala qui introduit chaque sourate du Coran est considre comme un Verset (le problme ne se pose pas avec la sourate la fourmi qui contient en son sein la formule*: bismi Allah e-Rahmn e-Rahm). Selon lui, cette allgation relve de leffort dinterprtation. Il incombe donc, le cas chant, de lexclure formellement du corpus coranique.



Bien sr, Baqilln se trompe, tant donn que la basmala entre sans quivoque dans le texte coranique pour y avoir t introduit par la plume des Compagnons qui avaient pour principe de ne retranscrire rien dautre que la Rvlation. Leurs crits taient dpourvus des mentions telles que le nom des sourates, la subdivision de la lecture en dix ou cinq parties. Au mme moment, cela ne justifie pas davancer que la basmala soit un lment constitutif de la sourate prcdente ou de la sourate suivante. Elle constitue donc un Verset autonome qui fut rvle par Dieu en introduction chaque chapitre du Coran, mais sans nen faire partie. Voici sur la question lopinion la plus juste.



De toute faon, dans tous les cas, les avis avancs sur la question relvent du pur effort dinterprtation qui nimplique aucune condamnation la grande ou la petite hrsie. On pourrait, au mieux, invoquer la solution envisage par plusieurs savants qui coupent la poire en deux. Ces derniers ne donnent tort ni aux uns ni autres si lon considre que la basmala est un Verset selon certaines lectures qui sen servent pour partager les sourates*; mais si lon considre aussi quelle nest pas un Verset selon dautres lectures qui ne lutilisent pas pour partager les sourates quelles enchainent sans marqueur les distinguant.



À suivre

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Par*: Karim Zentici

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[1] Hadth rapport par Ahmed (n 3624), et Bukhr (3/158).

[2] Voir*: Bukhr (n 4943), et Muslim (n 824).

[3] Voir*: Bukhr (n 4998).

[4] Narration rapporte par Sad ibn Mansr (n 34), et Ab Ubad dans fadhil el Qur-n (n 752), etc. avec une chaine narrative authentique.






 
07-07-2019, 09:02 AM   : 3
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: Initiation la science de la canonisation du Coran

Initiation la science de la canonisation du Coran 3/3




Quand la question*: Pour quelles raisons lcriture du codex final a-t-il suscit des divergences de lectures entre les grands spcialistes*?



Nous disons en rponse que les divergences en question proviennent de deux grands facteurs grce auxquels le Lgislateur a fait preuve de souplesse en matire de lecture*: la preuve scripturaire et la langue Arabe. Les avis personnels nont pas leur place dans cette quation, tant donn que les rgles de la lecture obissent une tradition en vigueur. La rgle de base sur laquelle tout le monde sentend est lobligation de se conformer la vulgate officielle. Et, les diffrences de points diacritiques faisant passer de la lettre *y* *t* entre dans la panoplie de lectures offerte par le codex othmanien.



Pour mieux comprendre ce point, il faut savoir qu certains endroits, le *y* ou le *t* simpose selon lavis unanime, alors quailleurs, le codex supporte les deux ventualits. Nous avons un parfait exemple avec le Verset*: [wa m Allah bi ghfilin amm yamaln] [La vache*; 74]. Il y a deux passages o les deux lectures sont possibles, contre un seul passage qui nadmet quune lecture possible. Nous avons vu que deux possibilits de rcitation sont comparables deux Versets. Plus le nombre de lectures augmente plus, logiquement, le nombre de Versets augmente. Nanmoins, dans la mesure o lcriture permet plusieurs possibilits de lectures, nous conomisons le format du texte.



[La transmission du Coran par voie orale]



La transmission du Coran repose sur la mmorisation des poitrines, non sur les manuscrits disponibles, nous dit un hadth authentique*: *Mon Seigneur ma ordonn, dclare lÉlu (r)*: *Lve-toi, et avertis Qurash, ton peuple*!

Seigneur, sexclama-t-il, alors ils me fracasseront la tte*!
Je vais tprouver, et prouver les hommes par ton intermdiaire en te rvlant un livre que leau ne peut effacer. Tu le liras ltat de sommeil ou dveil, envoie tes armes, Je te fournirais le double en renfort, fais la guerre ceux qui de dsobissent avec pour arme ceux qui tobissent, et dpenses sur Mon sentier, et je tenrichirais*!*[1]


Ce texte dmontre clairement que le Prophte (r) lit le Coran dans nimporte quelle situation, et quil ny a pas besoin pour le conserver de manuscrit que lon pourrait effacer leau, puisque ce rle revient aux poitrines. Les Juifs et les chrtiens sappuient sur leurs critures pour transmettre leurs lois aux gnrations futures, et pour la lecture, car ils sont incapables de les rciter par cur en entier, alors que les membres de la nation mohammadienne*: *contiennent leurs vangiles dans leur poitrine.*, nous relatent les annales. Une narration authentique relat dans le recueil de Bukhr nous enseigne que le Coran fut *regroup* en entier dans les curs par plusieurs Compagnons du vivant du Bien-aim (r). Nous comptons parmi eux les quatre *mmorisateurs* du clan mdinois que sont*: Uba ibn Kab, Mudh ibn Jabal, Zad ibn Thbit et Ab Zad,[2] mais aussi Abd Allah ibn Amr.[3]



Nous venons de dmontrer que les *sept lectures* imputes Nfi et Âsim ne correspondent pas aux *sept lettres*, et cela lunanimit des anciens et des modernes. De la mme faon que les *sept lectures* ne constituent pas une compilation dune seule *lettre* lunanimit des savants de rfrence. Les autres lectures, qui sont vhicules de faon certifie par les grands lecteurs linstar del Amash, Yaqb, Khalf, Ab Jafar, Yazd ibn el Qaq, Shaba ibn Nassh, etc. ont la mme lgitimit que les sept *canoniques* pour ceux qui, nous lavons vu, constatent leur authenticit. Ce dernier point est galement frapp dun consensus des grands Imam au sein notamment des lgistes et des lecteurs.



Il faut donc plutt chercher la divergence du ct des modernes. Alors que la vulgate dOthmn reut laval dun commun accord des Compagnons, de leurs fidles successeurs, et des grandes rfrences de la religion qui les ont suivis, les modernes se sont poss la question de savoir si les sept, voire les dix lectures ou autre incorporent les *sept lettres* dont parle la Rvlation. Autrement dit, sagit-il dune seule *lettre* ou bien des sept la fois*? Deux grandes tendances se partagent sur la question. Il y a dun ct les grands Imams des premires gnrations et les savants en gnral, et dun autre ct, nous avons une frange des lecteurs et des adeptes de la thologie spculative. Dans tous les cas, tout le monde est daccord pour dire quaucune contradiction de sens na t enregistre entre les variantes issues des *sept lettres*. Ces variantes sont homognes au mme titre que les Versets du Coran, dans le sens o elles se confirment les unes les autres.



La pluralit des variantes supportes par le squelette consonantique du codex est mue par la volont du Lgislateur doffrir une panoplie de choix, sur la base, bien sr, des textes scripturaires, non des impressions des uns et des autres. Et, selon lopinion que ces variantes correspondent aux *sept lectures*, cela ne pose aucun problme de comprhension, et fortiori, sil sagit dune seule *lettre*. Effectivement, le Lgislateur offre un panel suffisant de *sept lectures* adaptes aux besoins des adeptes de la religion naissante, malgr des diffrences matrielles sur le support crit. Alors, fortiori, cette opportunit est plus patente lorsque le support crit est homogne et quil supporte des variantes consonantiques. Cest dailleurs la raison pour laquelle les premiers exemplaires du Coran ne comportaient pas de signes diacritiques ni de vocalisation afin de laisser le choix au lecteur. On ny distinguait pas le *y* du *t*, et les voyelles brves ntaient pas mentionnes en vu dlargir les possibilits de rcitation. Le *squelette* crit proposait pour une mme forme plusieurs variations phontiques.

Ainsi, de la mme manire quune mme forme crite renvoie plusieurs opportunits phontiques, un mme vocable renvoie deux significations diffrentes (de type complmentaire, non dopposition, ndt.). Les Compagnons ont reut leur instruction du Coran par lintermdiaire du Prophte (r) charg de leur transmettre son esprit et sa lettre. Cest ce que nous dit en substance Ab Abd e-Rahmn e-Sulam. Dailleurs, ce dernier est celui qui rapporte le hadth qui lui a t transmis par Othmn*(t) : *Le meilleur dentre vous est celui qui sinstruit du Coran avant de lenseigner.*[4] Lui-mme a enseign le Livre sacr durant quarante ans. H bien ce fameux Ab Abd e-Rahmn e-Sulam raconte*: les maitres qui nous ont enseign le Coran, limage dOthmn et dAbd Allah ibn Masd, nous ont appris qu leur poque, ils mmorisaient dix Versets quils recevaient de lenseignement direct du Prophte (r), et ils ne passaient pas aux dix Versets suivants avant de les avoir assimils et mis en pratique. Ces derniers nous confirent*: *Nous avons la fois appris le Coran et tudi ses enseignements que nous avons mis en pratique.*



Nous comprenons mieux dsormais le hadith*: *Le meilleur dentre vous est celui qui sinstruit du Coran avant de lenseigner.* Il fait allusion linstruction la fois de la lettre et de lesprit. Je dirais mme que lambition qui se cache derrire linstruction de la lettre est la comprhension du sens. Et cest l que vient une monte de foi. Jundub ibn Abd Allah tout comme, entre autre, Abd Allah ibn Omar nous font profiter de leur exprience*: Nous nous sommes instruit de la foi avant de nous instruire du Coran, et cest ce moment-l que nous avons connu une monte de foi. Alors que vous autres, vous vous instruisez du Coran avant de vous instruire de la foi.*



Daprs Bukhr et Muslim galement, selon Hudhafa, le Messager dAllah (r) nous a rapport deux propos dont un auquel jai dj assist, et jattends encore dassister au second. Il nous a dit en effet*: *La loyaut fut inspire du ciel dans le cur des hommes, tout comme le Coran leur fut rvl*[5] *

Quoi quil en soit, il serait trop long ici de dvelopper ce point. Retenons juste que le Prophte a assur la transmission du Coran aux hommes par la lettre et par le sens. Aprs lui, ses Compagnons ont vhicul aux gnrations futures la foi et les deux dimensions que recouvre le Livre sacr, la lettre et lesprit qui relvent ensemble de la Rvlation insuffl Mohammed (r), comme nous linforme le Seigneur Tout-Puissant*: [Cest ainsi que Nous tavons rvl un Esprit manant de Notre Ordre, alors que tu ne connaissais ni lÉcriture ni la foi, mais nous en avons fait une lumire par laquelle nous guidons sur le droit chemin les serviteurs de Notre choix*; et toi, tu conduis sans conteste sur une voie droite].[6] *



Pour conclure, il est autoris de rciter lors et en dehors de la prire les diverses lectures qui sont supports par le codex de base, et dont la transmission fut certifie au mme titre que les lectures canoniques. Le cas chant, elles ne sont pas considr comme *singulires*, wa Allah alam*!



Conclusion



Voir : El jawb e-sahh li man baddala din el Mash (3/10-26).



Tous les enseignements de lIslam qui font lobjet dun consensus auprs de ses adeptes manent du Prophte par le biais de chaines narratives communment transmis (mutawtir) qui les rigent au rang dlments lmentaires de la religion, tels que les cinq piliers de lIslam, la condamnation du polythisme, de linjustice, des jeux de hasard, de lusure, du vin, de ladultre, etc. Ces informations sont aussi solides que les termes du Coran do elles procdent et qui ont galement t vhiculs par lintermdiaire de chaines narratives communment transmises. Les musulmans jouissent de trois sources scripturaires qui sont parvenus jusqu nous grce une succession de narrateurs dont il est impossible en temps normal quils aient dun commun accord menti dlibrment. Ce sont*: les termes du Coran, son sens pour les points sur lesquels rgnent un consensus, et la tradition prophtique communment transmise.



Par ailleurs, les musulmans gardent* le Coran dans leurs poitrines avec une telle garanti quils nont pas besoin dexemplaires existants pour assurer sa conservation. Cest ce que nous promet le hadth divin cit ci-dessus, et dont voici un extrait*: *Je vais tprouver, et prouver les hommes par ton intermdiaire en te rvlant un livre que leau ne peut effacer. Tu le liras ltat de sommeil ou dveil [7] Il nous dit en substance que leau peut effacer lancre des crits, non les paroles mmorises dans les curs, contrairement aux anciennes Écritures. Si les juifs et les chrtiens venaient les perdre, ils ne pourraient plus les reconstituer grce un nombre de *mmorisateurs* suffisant afin de les valider. Une sommit juive ou chrtienne est tout fait capable de falsifier des copies de lAT et du NT sans que ses coreligionnaires les plus rudits ne sen rendent compte. Ceux-ci seraient obligs de les confronter leurs exemplaires existants. Cest dailleurs ce qui sest produit dans les faits. Il est possible que des rabbins ou des prtres mmorisent leur livre par cur, sauf que leur nombre, trop limit, natteindra jamais le degr de *communment transmis*. On ne pourrait se fier leur seule mmorisation aussi honntes soient-ils, en sachant que nous disons cela par condescendance si lon sait que la transmission continue de la Bible par voie orale fut trs tt interrompue. Cest la raison pour laquelle, ils nadoptent pas la science de la narration leurs crits, la manire des musulmans qui ont dvelopp cette discipline comme aucune autre civilisation ne lavait jamais fait dans lhistoire de lHumanit.

À linverse, il existe suffisamment de musulmans qui connaissent le Coran par cur pour en assurer sa conservation. Il est impossible aujourdhui dy insrer le moindre changement. Il suffirait dexposer ces manipulations des madrassa pour enfants pour dvoiler leur supercherie, sans prendre la peine de se rfrer aux originaux. Il est matriellement impossible de falsifier le Coran grce ce double paramtre*: sa conservation dans les poitrines et sa transmission communment admise. Cela ne veut pas dire quil nexiste pas des erreurs ventuelles introduites dans certaines copies, mais les lecteurs les dtectent sans saider des exemplaires intacts. Cela veut dire en revanche quen supposant que tous les exemplaires du Coran soit radiqus de la surface de la terre, ce serait sans consquences sur sa conservation.

Ainsi, le Coran fut transmis par le sens et par la lettre. À partir du moment o certains lments de lesprit du Coran fassent consensus, leur conservation est aussi bien assur que celle de la lettre. Cest la preuve que la falsification du Coran na eu lieu ni au niveau de lesprit ni au niveau de la lettre.



Par*: Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/


[1] Hadth rapport par Muslim (n 2865).

[2] Hadth rapport par Bukhr (n 5005) et Muslim (n 2465).

Ailleurs, ibn Tamiya note que plusieurs Compagnons connaissaient le Coran par cur du vivant du Prophte, et que de toute faon, les uns avaient acquis ce que dautres ignoraient, et que donc les uns compensaient ce quil ny avait pas chez les autres*; sa compilation*et sa conservation furent effective grce ces chaines narratives communment transmise.

Voir : El jawb e-sahh li man baddala din el Mash (3/21).

[3] Hadth rapport par Ahmed (2/163).

[4] Rapport par el Bukhr (n 5027).

[5] Hadth rapport par Bukhr (n 6497) et Muslim (n 143).

[6] La concertation*; 52

[7] Hadth rapport par Muslim (n 2865).






 

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