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11-18-2018, 08:53 AM   : 1
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Ghazali, un hrtique ?



Ghazali, un hrtique ?

(Partie 1)



**Lerreur peur provenir dune ngligence envers, par exemple, le devoir de suivre le Coran et de lui donner foi, ou elle peut provenir dune transgression des limites dAllah en empruntant des sentiers interdits, ou encore dun penchant vers les passions infondes. Dans ce cas, sous le coup de la menace divine, on est injuste envers soi-mme. En revanche, en faisant tous les efforts pour obir Dieu et Son Messager, que ce soit avec le cur ou dans les actes, et ne recherchant dans ses efforts rien dautre que la vrit, conformment aux injonctions du Coran et de la sunna, on est excus pour son erreur.*[1]



Rappel



Voir*: http://mizab.over-blog.com/2018/09/l...-partie-1.html

http://mizab.over-blog.com/2018/03/l...-partie-1.html

http://mizab.over-blog.com/2014/03/l...ignorants.html

http://mizab.over-blog.com/2016/07/l...a-l-islam.html



Le signe distinctif des traditionalistes, cest de prendre en rfrence les textes du Coran et de la sunna, et le consensus.[2] Les traditionnistes en sont ces plus dignes reprsentants.



Ces derniers suivent fidlement les pieux Prdcesseurs, ne se prononcent sur aucune chose relevant du domaine de la religion sans sinspirer du Messager (r)*; ils sont en accord avec les enseignements du Coran et de la sunna. Quant aux innovateurs, ils ne sinspirent ni du Coran ni de la sunna et ni des annales remontant aux Anciens. Ils se tournent plutt vers la pense, la langue, et la philosophie.[3] Ils ne font que suivre des conjectures, qui relvent de lignorance, ou leurs passions qui relvent de linjustice. Lignorance et linjustice tant les deux parasites faisant obstacle la vrit, et entamant la sunna. Ils sont les pires flaux qui ont dchirs les musulmans.



Bien sr, les innovateurs nont pas tous le mme degr dloignement de lorthodoxie. Il arrive que les auteurs dune hrsie subtile sattaquent des sectateurs ayant mis mal les grands fondements de la religion. Ils sont donc louables pour leur dfense de la religion, bien que, parfois, ils sont amens occulter les bons cts de leurs adversaires en vue de faire triompher la part de vrit quils dtiennent leur actif. Cette injustice les sort des sentiers battus, car on ne combat pas le mal par le mal, ni une hrsie par une autre quand bien mme elle serait moins dvastatrices et quelle constituerait un moindre mal. Cette dmarche est malheureusement caractristique aux adeptes du Kalm affilis au grand ensemble des traditionalistes (ce point mrite de plus amples explications).



**Si ce genre dindividus, souligne ibn Tamiya, ne fondent pas partir de leur innovation une tendance avec laquelle ils se sparent de lunion des musulmans et sur laquelle ils fondent leur alliance (lamour et la haine en Dieu), celle-ci sera mise au compte de la simple erreur. En sachant quAllah (I) pardonne ce genre derreur aux croyants. Ce fut le cas de bon nombre de grandes rfrences parmi les anciens, qui, suite un effort dinterprtation, furent les auteurs dopinion qui allaient lencontre du Coran et de la sunna. Ils taient diffrents de ceux qui fondaient dessus leur alliance et qui divisaient les rangs des musulmans*; ces derniers taxaient de mcrants ou de pervers tous ceux qui nallaient pas dans leur sens, et pargnaient tous ceux qui les rejoignaient dans leurs ides et leurs efforts dinterprtation. Ils autorisaient moralement le sang de leurs adversaires, et ne touchaient pas ceux qui saccordaient avec eux. Ces gens-l sont les adeptes de la division et de la divergence.*[4]



*Or, poursuit-il ailleurs, nombre dhrtiques pousent sincrement la foi, bien que lignorance et linjustice les poussent lerreur et les loignent de la sunna. Ces derniers ne sont considrs ni comme des hypocrites ni comme des mcrants. Toutefois, leur injustice et leur animosit les rendent ventuellement pervers ou dsobissants, sinon, ils restent excusables malgr leurs erreurs en raison de leur effort dinterprtation. En outre, proportionnellement leur foi et leur pit, ils sont susceptibles de slever au rang dlus dAllah.*



Quelques lignes plus loin, il signe*: *Beaucoup de points de ce crdo peuvent chapper un grand nombre de croyants simaginant tre en accord avec la vrit, en raison des ambiguts qui animent leurs convictions. Ces derniers donnent foi Allah et Son Messager aussi bien en apparence quau fond deux. En cela, ils ne sont pas diffrents des autres catgories dinnovateurs qui furent induits en erreur. Ils ne sont certainement pas mcrants, mais ils se partagent entre hrtiques et dsobissants*; certains mme sont pardonnables en raison de leur erreur dinterprtation. Proportionnellement leur foi et leur pit, ils sont susceptibles de slever au rang dlus dAllah.*[5]



La bida et ses mules



**La bida (linnovation ndt.)[6] par laquelle nous pouvons considrer que son auteur est un mubtadi (innovateur ndt.) correspond toute initiative connue chez les savants traditionalistes pour tre contraire au Coran et la sunna lexemple de la bida des kharijites, des rfidhites, des qadarites, et des murjites.*[7]



Linnovation incarne*: *tout ce qui va lencontre du Coran, de la sunna, et du consensus des anciens dans le domaine de la croyance ou de ladoration.*[8] Ou, en dautres termes*: *tout ce quAllah na pas lgifr dans le domaine de la religion Quiconque prend pour religion ce quAllah na pas lgifr relve de linnovation, quand bien mme celle-ci serait motive par une mauvaise interprtation.*[9]



*Quiconque va lencontre du Coran clair, de la sunna rpandue, ou du consensus des anciens de la communaut, de sorte quil ne soit pas excusable, sera trait comme un innovateur.*[10]



Ainsi, linnovateur est celui qui est connu pour tre des gens des passions et de linnovation, quand bien mme son erreur serait pardonnable et quil ne mriterait aucune punition. Il reste, malgr tout, un gar anim par ses passions. Il est capable de dlaisser la vrit qui va leur encontre. Il est possible au mme moment quil ne sache pas quil soppose au Messager (r), mais il nen dcle pas moins de lhypocrisie et de linnovation qui sera fonction de son degr daffront envers Allah et Son Messager,[11] et de son loignement du Coran et de la sunna.[12]



En outre, il se caractrise pour suivre quelquun dautre que le Messager dAllah (r), parmi ses pres et ses anctres, et envers qui il fonde ses sentiments damour et de haine*; il aime tous ceux qui sont en accord avec lui, et dteste tous ceux qui sont en dsaccord avec lui.[13] Il nest pas enclin se cramponner au Coran, la sunna, et au consensus.[14]



À suivre

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Par*: Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/




[1] Majm el fatw (3/317).

[2] Majm el Fatw (3/346-347).

[3] Cet extrait est retranscrit en rsum*: voir notamment*: muwafaqat sarh el maql li sarh el manql en annotation manhj e-sunna (1/222).

[4] Majm el fatw (3/349).

[5] Voir*: Majm el fatw (3/352-355).

[6] Shekh Ibrahim *e-Ruhal a retenu la dfinition suivante de linnovation*: cest toute voie invente dans la religion qui vient sopposer la Lgislation avec lintention pour celui qui lemprunte d'amplifier ladoration dAllah.

[7] Majm el fatw (35/414).

[8] Majm el fatw (35/414).

[9] El istiqma (1/42).

[10] Majm el fatw (24/172).

[11] Majm el fatw (13/63).

[12] Majm el fatw (12/464).

[13] Majm el fatw (3/346-347).

[14] Majm el fatw (12/465).






 
11-19-2018, 08:35 AM   : 2
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: Ghazali, un hrtique ?



Ghazali, un hrtique ?

(Partie 2)



Les innovateurs ne rapportent pas leurs litiges aux textes scripturaires de lIslam*; ils sont dchirs par des conflits qui sont souvent verbaux, mais qui peuvent aussi tre physiques.[1] Leur signe distinctif est de dlaisser le chemin des anciens.[2] Ils ne suivent que des conjectures et leurs passions,[3] et, surtout, ils ne prennent pas en rfrence les textes et le consensus des anciens.[4]



En outre, quand on parle de consensus, on fait allusion, plus infaillible, au consensus des anciens.[5]



Si cela est clair, nous pouvons dterminer selon quel critre on peut juger une personne de mubtadi en disant quil correspond lauteur de toute innovation rpandue chez les savants traditionalistes pour tre contraire au Coran et la sunna en dehors des questions subtiles dans lesquels certains gens ne peuvent discerner la vrit. Lauteur dune telle innovation est un mubtadi quil fasse partie des savants ou du commun des gens (awm). Quiconque exhibe une bida est, nos yeux, un mubtadi. Cela, en ce qui concerne le jugement sur terre. Quant au jugement dans lAu-del, nous soulignons que le mubtadi auprs dAllah est celui qui lest vraiment au fond de lui de sorte quil soit conscient de commettre une innovation. Si tel nest pas le cas, il sera excus auprs dAllah. Dans ce point prcis, il ny aucune diffrence entre le savant et le amm, comme il ny a aucun diffrence entre la bida notoire (rpandue) et celle qui ne lest pas.



Comme nous ne connaissons pas les curs, nous avons tabli ce critre pour le jugement terrestre. Pour le jugement dans lAu-del, Allah rtribue les personnes pour ce quils cachent dans leurs trfonds. Ainsi, nous ne pouvons les juger sur terre quen fonction des apparences. Nous nous faisons une bonne opinion de celui qui offre une bonne apparence, mais sil nous montre autre chose, nous en aurons alors une mauvaise sans prtendre, pour autant, ouvrir les poitrines. Nous ne sommes pas responsables de ce que la personne dcle lintrieur. Lamour et la haine en Dieu (el wala wa el bara) doivent tre fonds uniquement sur les apparences. Nous ne sommes pas mieux que le Prophte, et nous navons pas plus dentrain que lui voir guider les autres sur le bon chemin. Il ne nous est pas demand douvrir les curs et de sonder les intentions caches.[6]



La complexit dappliquer ce critre



Mais, en ralit, les choses sont beaucoup plus complexes, surtout depuis la vulgarisation des groupes dviants au sein de la Nation.



L o nous voulons en venir, cest que linnovation, et, en gnral, tout ce qui soppose au Coran et la sunna peut provenir dun individu qui est excusable, la suite soit dun effort dinterprtation soit dun suivisme lgal (taqld) dans les limites excusables. Il est possible galement quil nait pas les moyens de parvenir la vrit.[7]



Shekh el Islam ibn Tamiya tablit que les Textes divins concernant le mauvais devenir de lhomme (wad) et les paroles provenant des grandes rfrences de la religion sur les questions du takfr (taxer quelquun dapostat), du tafsq (taxer quelquun de pervers), et autres, nimpliquent pas quils faillent les appliquer une personne en particulier sauf si celle-ci rpond aux conditions pour le faire et si toute restriction en est exclue.[8]



**Il ny a pas de diffrence en cela entre les questions fondamentales et les questions subsidiaires de la religion, pour ce qui est du chtiment divin dans lau-del. Tout individu passible de la menace divine (chtiment, maldiction, courroux) quelle soit perptuelle ou non, ou portant des noms (ism) qui sy rattachent comme mcrant (pour le takfr) et pervers (pour le tafsq). Nous pouvons faire entrer dans cette rgle indistinctement les innovations (quelles soient dogmatiques ou rituelles) qui touchent la religion, ou les actes de dbauche qui touchent la vie profane, et auxquels on donne le nom de perversit corporelle.



Quant aux diffrents statuts terrestres, nous pouvons dire la mme chose. Autrement dit, le djihad lanc contre les mcrants doit tre prcd de la prdication. Le chtiment sapplique uniquement, en effet, celui qui a reu la preuve cleste. Nous pouvons dire la mme chose pour les punitions des pervers, soit quelle na pas lieu avant davoir tabli contre eux la preuve cleste.*[9]



Éclaircissement



Quand ibn Tamiya accorde des circonstances attnuantes des membres affilis lIslam, il fait allusion deux catgories dindividus*: les traditionalistes et les hrtiques. Pour les premiers, il sagit de les ddouaner de toute condamnation, notamment de laccusation de fsiq (pervers, dsobissant), voire de mubtadi (hrtique). Pour les seconds, il sagit dj de les distinguer des zindiq (hypocrites) dans la mesure o leurs erreurs relvent de la grande hrsie, et de les ddouaner de toute condamnation, notamment de laccusation de *dsobissants.*. Si leurs erreurs font suite soit un effort dinterprtation soit un suivisme *lgal*, ils nen restent pas moins des hrtiques, aussi excusables soient-ils et aussi louables soient-ils*; lobjectif tant de dcrire leur situation, dapporter une information sur leur tat, leur mthodologie, non de porter un jugement ngatif sur eux, soit de les condamner au statut de pervers, avec toutes les implications quune telle sentence entraine sur terre.



Cest la raison pour laquelle il nest pas pertinent de faire entrer ple-mle dans le mme ensemble tous les passages o le doyen damascne pointe du doigt les causes jouant en faveur des personnes souponnables des condamnations de toute sorte. Alors certes, certains de ces fameux passages ont une porte gnrale, mais ailleurs, et mme souvent, ibn Tamiya procde une distinction nette entre les savants dobdience orthodoxe et ceux qui sont coupables dhrsie.



Ainsi, si leffort (ijtihd) et lerreur (ta-wl) dinterprtation intercde en faveur des membres des deux catgories, cela ne veut pas dire quils sont tous logs la mme enseigne, dans le sens o ils seraient tous catalogus de traditionalistes. Il faut, en effet, distinguer entre ceux qui puisent scrupuleusement leurs argumentations des textes scripturaires de la religion (Coran, sunna, consensus), et ceux qui se tournent vers dautres rfrence, lexemple du kalm et de linspiration soufie, que lon regroupe sous la dnomination des *passions*, car contraire la mthodologie orthodoxe. Et donc, un traditionaliste auteur dune erreur dinterprtation reste affili lorthodoxie sans ntre tax de *dsobissant**; tandis quun hrtique qui prend ses passions (le kalm, linspiration soufie, etc.) pour rfrence scripturaire, est dsign en tant que tel, soit un hrtique, sauf quil nest pas tax de *dsobissant*. Celui-ci est donc pargn des sentences terrestres quun tel statut engendre.



Le maitre dibn el Qayim tablit en effet*au sujet des hauts personnages de la premire heure qui ont tremp dans des guerres intestines : *Dans la mesure o, mu par un effort ou une erreur dinterprtation, un rebelle quelconque (bgh) na pas conscience de commettre un crime, et quau contraire, il pense agir de bon droit bien quil se trompe, il reste, nanmoins, un rebelle. Cette dsignation ne signifie pas pour autant quil endosse un pch et qu fortiori, il soit tax de *dsobissant*. Les lgistes qui imposent des expditions contre les rebelles induits en erreur par une mauvaise interprtation des vnements, stipulent, malgr tout, que celles-ci ont une dimension scuritaire, non punitive. Elles visent donc dfendre lordre public*; et, bien quils soient combattus par les armes, les insurgs, qui gardent leur respectabilit (adla), ne sont pas associs des criminels.* [10]



Les adeptes des *passions*, qui prennent leur distance avec la mthodologie orthodoxe, ne sont pas objectifs. Ceux-ci svertuent insidieusement piocher dans les textes tous les lments qui corroborent leurs ides funestes. Sinon, ils passent outre, sous le prtexte fallacieux de remettre Dieu leur sens vritable quand ils ne les tordent pas carrment grce loutil de linterprtation image.



Cest sur ce point de discordance que sopre le divorce entre dun ct lorthodoxie et de lautre ct, lhtrodoxie empreinte dhypocrisie. Sans vouloir contester la fidlit des innovateurs la tradition prophtique quils vnrent dans une large mesure, ils nen demeurent pas moins entachs dhrsie et dhypocrisie, mesure quils sinsurgent contre les textes de rfrence. Si, comme souvent, ils ne se rendent pas compte de cet outrage, sinon, ils crieraient eux-mmes au blasphme, ils nont, le cas chant, aucun lien avec les hypocrites. Toutefois, ces hrtiques souffrent dune baisse de foi quils doivent mettre au compte de leurs erreurs. Leurs erreurs qui bnficient de circonstances attnuantes, malgr cette rpercussion indubitable quelles engendrent sur leur sant spirituelle, dans le sens o ils chappent toute sanction.[11]



Lanathme ne touche pas indistinctement tout individu coupable dune erreur*; quil soit traditionaliste, innovateur, ignorant, ou gar, il ne devient pas forcment mcrant ni pervers (fsiq) ni mme dsobissant (si). La sanction varie en fonction des cas, lexemple de la question du caractre incr du Coran qui a connu maints drapages au sein des lites religieuses et scientifiques des diverses tendances. De notorit publique, la plupart dentre elles adoptent une position qui, sous un angle, est en accord avec la vrit, bien que, sous un autre angle, elles sen cartent sensiblement. Celles-ci ne la connaissent quen partie, et sont relativement des ignorants, quand elles ne sy opposent pas carrment.[12]



Le Shekh Taq e-Dn explique ce sujet*: *Quant la question du takfr, selon la bonne opinion, tout individu de la communaut mohammadienne faisant une erreur suite un effort dinterprtation ne devient pas mcrant, condition que son intention soit de parvenir la vrit. Dans ce cas, son erreur lui est pardonne. Cependant, dans la situation o, bien quon apprhende clairement les enseignements du Messager, on sen carte en toute connaissance de cause, pour suivre un autre chemin que celui des croyants, on devient mcrant.

Or, dans la situation o on se soumet ses passions, tout en faisant preuve de ngligence dans la recherche de la vrit, ce qui pousse parler sans science, on devient un dsobissant condamnable, voire un pervers, sauf si les bonnes actions prennent le dessus sur les mauvaises.*[13]



Un cas despce



Prenons lexemple emblmatique de Ghazal qui discutait sur la nature de Dieu travers la dialectique grecque quil assimilait la Raison*; il la privilgierait clairement aux textes quil relguait au second plan dans sa mthodologie.[14] En regard strict de son approche, et de ses rfrences dans le domaine notamment des Noms et Attributs divins, il est un innovateur (nous faisons volontairement abstraction de son repentir afin de thoriser la chose). Nanmoins, il ny a aucune corrlation entre ce constat et la condamnation qui en dcoule ventuellement*: lanathme (mcrant/dsobissant) et la sanction pnale. Contrairement une vision troite qui tire notamment ses origines dans les rangs des innovateurs, lgarement relatif nest pas systmatiquement synonyme de condamnation. Nous constatons que les sources scripturaires du grand Abou Hmid taient, en partie, hrtiques, mais nous gardons le bon soupon son gard au vu des trsors intarissables quil a distills dans le patrimoine islamique et la grande bibliothque de lHistoire de lHumanit. Nous ne remettons pas en question sa bonne intention de mettre tous les moyens en sa possession pour parvenir la vrit, sauf quil ny ait pas toujours parvenu*: Ami de Ghazali, mais encore plus de la vrit.*



Lintrt suprieur de la religion passe avant la considration que nous portons aux porteurs du savoir qui nous offrons des circonstances attnuantes. Certaines mesures svres sont mme envisages pour endiguer le flau de la propagation de leur dviance. En mme temps, nous ne les blmons pas outre mesure, mais nous ne fermons pas non plus les yeux sur les erreurs qui parsment leurs crits, et qui sont aussi dvastateurs quun poison saupoudr dans un pot de miel. Dans cet quilibre prilleux que nous avons expriment avec le cas de Ghazl, sinitient le salut et la voie du milieu, que Dieu ait son me, et quIl la reoive dans Sa Misricorde*!

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Par*: Karim Zentici

http://mizab.over-blog.com/


[1] Majm el fatw (17/311-313).

[2] Majm el fatw (4/155).

[3] Majm el fatw (10/370-371).

[4] Majm el fatw (13/62-63).

[5] Majm el fatw (3/157).

[6] Voir*: Mawqif el sunna wa el jamra min ahl el ahwa wa el bida (1/124-125)

[7] Majm el fatw (10/371).

[8] Majm el fatw (10/372).

[9] Majm el fatw (10/372).

[10] Majm el fatw (35/76), voir galement*: (3/230, et 12/495).

[11] Majm el fatw (13/62-63).

[12] Majm el fatw (12/180).

[13] Majm el fatw (12/180).

[14] Voir*: http://mizab.over-blog.com/article-l...-85564044.html






 

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